La situation du marché immobilier français en 2021

Vous êtes investisseurs en immobilier ou vous voudriez le devenir en 2021 ? Avec les avis de nos professionnels et en cette période de Covid, nous allons vous dévoiler l’actualité de l’immobilier en ce début du deuxième trimestre de l’année 2021.

En effet, d’après une étude de l’agence de notation américaine Standard & Poor’s (S&P), il y aurait donc eu une indication d’une augmentation colossale de 4% des prix de l’immobilier en France en 2020 et des prévisions de plus de 1% d’augmentation en cette année 2021. Pourtant un sujet polémique qui était en vogue dans la presse ces derniers mois, c’est que la France est en train de subir des chutes sur les prix de l’immobilier. Un petit sondage sur l’existence présente ou non d’une bulle immobilière a été mené avec quelque citoyen dans les rues urbaines de France. Nous avons invité des spécialistes : Amal Castel, Formatrice, Juriste et investisseuse en immobilier d’une part. Laurent Gomez, directeur associé de « Vousfinancer », une agence de courtier en prêts professionnels et immobiliers d’une autre part. Avec leur avis, nous allons décortiquer ensemble l’actualité immobilière. Sommes-nous donc réellement en bulle immobilière ou en hausse mesurée ?

La tendance de l’évolution de la valeur immobilière actuelle.


Etant différent de la bourse, le cycle du marché immobilier est beaucoup plus long et donc plus compliqué. D’après Amal Castel, la France est dans un cycle de maintien du marché de l’immobilier. Ce qui pousse à dire et à donner l’impression que la crise du covid-19 n’a eu aucun effet imposant sur le marché de logement. Cependant, pour les cas de Paris et des villes les plus touchées, il est constaté que le prix de l’immobilier se stabilise en cette période de crise par rapport à ces dernières années où les ventes des appartements et maisons anciennes ont été en hausse continue. Il est plutôt observable qu’un phénomène d’exode vers la campagne a lieu à Paris et dans les villes tendues par la crise. Avec le télétravail et le renouveau du marché du travail, de nombreux Parisiens ou de français dans ces villes tendues décident en effet de louer ou acheter des maisons ou des appartements à la campagne. De ce fait, nous pouvons parler de plusieurs marchés d’immobilier. D’une part, une hausse évidente des demandes pour « les immobiliers vert », c’est-à-dire les maisons avec jardin ou les secteurs en demande de plus d’espace dans les périphéries et banlieues. Mais d’une autre part, concernant les centres urbains, notamment Paris, le marché se maintient plutôt dans la stabilité ou pourrait même connaître une dégradation, ce qui dépendra surtout de la situation à venir sur le long terme, que pourraient en effet représenter les effets de la crise sanitaire.

L’impact de l’octroi des prêts immobiliers par rapport à la crise du Covid.


Il faut savoir que depuis le premier confinement instauré dans le but de la lutte contre la pandémie de covid-19, les institutions financières avaient commencé un freinage des prêts immobiliers. En revanche, pour soutenir les ménages à revenu modeste, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a assoupli les crédits immobiliers. Bien qu’ils aient décidé à l’imposition d’un taux d’effort maximal des emprunteurs à 35% dernièrement et ont étendu la durée des crédits jusqu’à 27 ans dans le neuf, il est quand même ressenti qu’il y a un resserrement des octrois de prêt par les banques. Notamment pour cause des notions de standards classiques au niveau des apports nécessaires. En effet, de nos jours, il est quasiment impossible d’obtenir un financement sans avoir un apport, ce qui est une chose qui est loin d’anormale, mais qui reste importante car cela reflète l’un des critères imposés par les pouvoirs publics. Cependant, il y a aussi l’aspect d’endettement qui est de plus en plus surveillé. Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) impose aux institutions financières à ne pas trop surendetter les ménages, autrement dit à ne pas dépasser le taux de 35% d’endettement. On ressent donc que l’octroi se resserre sans autant dire qu’il y ait un frein net. Selon Laurent Gomez, directeur d’agence « Vousfinancer » ; Les partenaires, les banquiers ont toujours la capacité de financer. Sans avoir rencontré de réelles difficultés majeures, ils continuent à avoir les ressources nécessaires puisque les ménages n’ont jamais autant épargné sur la période 2020.

Situation de l’immobilier en période de Covid par rapport à la crise de Lehman Brothers en 2008.

Au niveau de l’immobilier, la crise de Covid-19 a en effet un impact différent par rapport à la crise de Lehman Brothers en 2008. Cela s’explique par les aides financières constamment fournis par l’Etat, ce qui a été nécessaire en guise de mesure d’accompagnement en rapport avec la mise en place des confinements pour la lutte contre la pandémie. Effectivement, en 2008, la crise avait directement affaibli le système bancaire. Elle privait totalement les institutions financières de sa capacité à accorder du crédit. Et qui dit ; pas de crédit, dit ; pas de demande sur le marché de l’immobilier. Ce qui a donc conduit à la baisse considérable de la valeur immobilière après l’incident de Lehman Brothers. Aujourd’hui on pourrait dire alors que le maintien de la valeur immobilière est un peu grâce à l’Etat français. Toutefois, sur l’aspect économique, le Covid-19 se ressent autrement dans d’autres secteurs. La crise n’est en effet pas ressentie dans le monde de l’immobilier ou encore chez les cadres où le télétravail devient une pratique, mais lorsque l’on est entrepreneur dans le secteur comme la restauration, l’hôtellerie ou le tourisme, eux sont à l’agonie. Au moment où l’aide de l’Etat cessera, leur crise continuera surement de se faire ressentir. L’existence de la bulle immobilière reste donc quand même incertaine car il ne faut pas négliger qu’il y aura surement un taux de chômage en hausse dans ces secteurs d’activité étant les plus touchés par la crise. Que deviendront donc les personnes qui sont en chômage technique dans la restauration, l’hôtellerie et le tourisme ? Il est vrai que l’HSCF permet aux banques d’octroyer les financements en immobiliers, mais quand il s’agit par exemple du cas d’une ville dont l’économie est basée sur le tourisme et la restauration, le taux de chômage serait en hausse. Cela donnera-t-il aux banques la possibilité de faire bénéficier des prêts ? Auront-ils la confiance nécessaire pour accorder les crédits immobiliers ?

Les avis des investisseurs de l’immobilier.

Avec un peu plus de vigilance, les investisseurs de l’immobilier sont optimistes et sont présents en ce temps de crise. Un bon investisseur se doit d’être omniprésent dans le but de pouvoir saisir d’éventuelle opportunité de bonnes affaires. Selon M. Gomez, le marché de l’immobilier ne va pas s’effondrer d’ici demain. Et c’est toujours dans les périodes difficiles qu’il y a souvent des supers coups à faire en business. Monsieur Laurent Gomez, nous dévoile que d’après les dossiers qu’il reçoit, il y a quand même beaucoup d’investisseurs étrangers qui sont potentiellement actifs dans ces périodes de crise car il faut que nous sachions que la France fait partie de l’un des pays de destination qui plaît vraiment aux étrangers. Ces derniers ont effectivement compris que le domaine de l’immobilier reste une valeur sure et qui prometteuse. En outre, il y a aussi de plus en plus de jeunes de 25, 26 à 30 ans qui sont également avertis quant à l'opportunité d'investir. La plupart ont juste fini leur cursus estudiantin, d’autres démarrent leur vie professionnelle et décident en parallèle de se lancer dans l’investissement immobilier. Les jeunes ont déjà la conscience de l’importance de la retraite par capitalisation. Aussi, on voit de plus en plus de citoyens qui sont sensibles à l’investissement locatif parce qu’ils ont pris conscience d’une chose ; la retraite par répartition risque de prendre un coup dans l’aile. Et cela semble vrai, ce qui pourrait représenter sans doute les conséquences de la création continue de dette par l’Etat. En effet, la France est en train de créer toujours davantage de dette pour mettre en perfusion certains secteurs d’activité, et ce qui semble être inévitable avec la situation de la crise sanitaire actuelle.

Voilà donc ce qui en est de la situation des affaires immobilières d’actualité selon nos experts. Nous ne connaissons et ne connaîtrons pas donc de bouleversement, d’ici demain pour ceux qui veulent investir dans l'immobilier. Malgré la crise que nous connaissons tous, et grâce au pouvoir public, le pouvoir d’achat des Français concernant l’immobilier se maintient alors dans une certaine stabilité. Si les investisseurs sont toujours là, c’est que comme les arbres, quelque part il y aurait toujours des fruits à cueillir. Les jeunes et les nouveaux acheteurs étant toujours présents, pourquoi pas nous ? La sagesse est de toujours garder une certaine vigilance.

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  • Mickael ZONTA
  • Presidente de Investissement-Locatif.com

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